Avec un peu de retard mais tout aussi sympa, le compte-rendu officiel de la manche du Gardon, seconde manche du Défi National Predators, au Sud.
Aux environs de 7 heures, c'est les yeux écarquillés que se réveillent les riverains de la mise à l'eau de Comps en ce dimanche 3 mai. En effet, une impressionnante file de véhicules attelés de bateaux serpente sur le parking, de la mise à l'eau jusqu'aux arènes.
Sur plus de 200 mètres, sont alignés, pneumatiques, coques mer, bassboats, coques alu, rotomoulés, mais si la disparité est grande au niveau des embarcations, elle l'est nettement moins au niveau des compétiteurs. Quasiment tous arborent des chemises ou blousons de marques ou de clubs et le matériel que tous sont en train de préparer laisse ébahis les quelques badauds attirés par ce remue-ménage.
Sous la houlette d'Olivier, les commissaires et les membres de l’AAPPMA de Comps préparent le café, les fiches commissaires, inspectent les viviers, dirigent les opérations de mise à l'eau, et c'est seulement avec un petit quart d'heure de retard que le départ de la manche peut être donné.
Cyril va canaliser le départ, avec son bateau et donner le tempo jusqu'au bout du secteur afin d'éviter les débordements (la vitesse est limitée à 5 km/h sur le Gardon).
Malgré cela, au vu du grand nombre de bateaux au départ et les sillons qu'ils provoquent, la team ..... (Le sorguett) va se faire une jolie frayeur en embarquant une grosse vague, et pêcher le début de la journée avec les chaussettes mouillées….
Le départ donné, les organisateurs soufflent un peu, lorsque soudain on entend Olivier crier: "P***** ! il y en a un qui s'est fait mal". Il vient de voir en direct, face à la mise à l'eau, un des participants ferrer le bras de son partenaire avec un joli poisson nageur.
Revenu à la mise à l'eau, on se rend compte que les deux triples sont profondément enfoncés dans les chairs et aucun de nous n’a les compétences pour les retirer, ce sera donc la direction de l'hôpital d'Avignon pour le malheureux ..... dont c'est la première compétition.
Les heures passent et l'on se rend bien compte que ce n'est pas aujourd'hui que le Gardon va livrer tous ses secrets.
Les rares appels des commissaires signalent quelques prises de brochets et de perches.
Pourtant les compétiteurs ne ménagent pas leur peine, le bass n'étant pas comptabilisé et les perches pas regroupées, la majorité joue leur va-tout sur les becs.
Après la petite "gardonnade" du début de semaine, les poissons sont calés aux environs de 3 mètres et se montrent peu actifs, la plupart des becs touchés le seront d'ailleurs au Jig ou en texan.
Il va sans dire qu'au vu du petit nombre de touches, les équipages qui ne rateront pas la touche de la journée ne seront pas loin du podium.
Contrairement aux idées reçues, c'est lors de ces journées où la pêche est dure, voire très dure, où l'on voit défiler les heures avec la hantise du capot, où l'on est en proie au doute, que la compétition prend tout son sens, car c'est là qu'il faut avoir le bon réflexe pour ne pas rater ce qui sera peut-être la seule touche de la journée, et il semble, justement que ce soit là que quelques équipes parviennent à se démarquer des autres.
La mi-journée marquera le retour de notre ami blessé, avec un joli bandage au bras. Les commissaires préviennent son équipier qui le récupère et voici qu'au troisième lancer, survolté, il va ramener une perche maillée qui va lui permettre d'accéder au classement ; pas mal au vu des cisconstances.
Les futurs vainqueurs, eux, vont capturer un second brochet, mais sans nuire au suspens car il ne sera pas mesuré par les mêmes commissaires et c'est seulement au moment du décompte final que l'on s'apercevra qu'ils avaient deux prises validées.
A 16h17, c'est devant un public nombreux et très curieux que va commencer la sortie de l'eau des concurrents et force est de constater que ce moment est finalement un des moments préférés des spectateurs : les compétiteurs ont un peu plus de temps, les bateaux sont bien visibles et le va-et-vient des concurrents transportant des brassées de matériel permet à tout un chacun d'observer et de questionner tout à loisir.
Notre ami François va aussi faire le spectacle, ayant tombé une canne à l'eau lors de l'accostage et après avoir désespérément dragué le fond avec de gros PP, c'est sous de nombreux applaudissements qu'il va nous faire un strip puis plonger dans l'eau à 15° pour récupérer son bien.
C'est par la remise des prix et le verre de l'amitié que se terminera cette journée, moment où quel que soit le résultat, tous les amis se retrouvent.
Un grand bravo à Pierrot et JB (carnavenir) qui ont su ne pas laisser passer leur chance et capturer 3 poissons sur 4 touches dans la journée, même si 1 était un chevesne.
Même si le chemin pour accéder à la finale de Lacanau est encore long, les points pris sur le Gardon auront une grande importance lors du décompte final.
C’est donc l’équipe MOUYSSET / MATET qui remporte la manche avec la capture de 2 brochets, devant l’équipe CALMELS/REY (1 brochet) et l’équipe MARRON / MARTINEZ (1 brochet).
Au total, 12 poissons seulement seront capturés (7 brochets, 1 sandre et 4 perches).
Le prix spécial de l’AAPPMA de Comps, une canne casting Sakura, pour la capture du plus gros poisson est revenu à David REY avec 1 brochet de 77 cm.
Je remercie chaleureusement tous ceux qui ont bien voulu donner un coup de main pour l’organisation et le bon déroulement de cette manche et également les partenaires qui permettent de doter chaque participant, dans la plus pure tradition du DEFI : Pacific Pêche/Topwater/Evergreen/Molix qui présente une gamme très complète et variée, Lucky Craft dont la qualité des leurres n’est plus à démontrer, Smith/Varivas/Vawe Worms qui met à notre disposition une gamme carnassiers et truite du plus grand intérêt, Soner France, Sakura/Sébile/River2sea.
Olivier BRUNET