Vouglans (Defi National Predators Est)
Fin août et sous la chaleur écrasante de cette fin d’été, reprenait à l’Est le Défi National Predators, avec la première des deux manches de Vouglans. Et alors que l’année passée les grosses perches et les brochets avaient été bien présents, les niveaux d’eau très bas du début de saison compliquèrent considérablement la pêche.
Une pêche qui nécessitait donc une belle finesse technique et une motivation sans faille !
Comme d’habitude, les inscriptions affichaient complet et aucune équipe n’en manquait vraiment, de motivation. Pourtant, quand le soleil tape et les touches tardent, rien de plus normal que de baisser un peu les bras, non ? Et bien non, les équipes se sont montrées coriaces, dures au mal, et dans les dernières minutes on pouvait encore voire les équipages s’amasser à l’embouchure de la rivière d’Ain, pour essayer de prendre une ultime perche en finesse… Peut-être mailée celle-là ?
Car du poisson, il s’en est pris, mais que de petits ! Des petits brochets, pas maillés, des perches par centaines, mais pas mailées, des sandres, pas maillés, quelques silures, non comptabilisés. Loïc et Marie ont d’ailleurs eu quelques sueurs et lueurs d’espoir quand une énorme touche leur arracha presque des mains la canne qui animait le LV-DR Lucly Craft ! Las ! ce n’était qu’un silure –mais bonnes sensations quand même.
D’ailleurs, les vibrations Lucky Craft ont vraiment fait la course en tête, puisque c’est au LV500 (labellisé dans le dernier Predators) que l’équipe classée seconde, emmenée par l’insigne Patrick Ozga (membre du bureau de l’APPMA de Choisy-Le-Roi, mais aussi de Black-Bass France et de Carnavenir !) doit son succès. Cette équipe Chrisophe Huwarts/ Patrick Ozga mettait pour la première fois à l’eau en compétition son tout nouveau Nitro Z7, propulsé par 200cv… Quand le rodage sera achevé, il s’agira tout simplement d’un des bassboats les plus rapides de France !
Patrick Ozga et son coéquipier ont tout simplement insisté sur un petit secteur repéré très tôt, où des poissons semblaient stationner. Il semblerait d’ailleurs que ce fut la bonne stratégie pour beaucoup d’équipes, puisque plusieurs témoignent avoir enregistré toutes leurs touches en un laps de temps très court, par exemple quand la brise est venue troubler la surface de l’eau à proximité des herbiers.
Quand à l’équipe victorieuse, elle pêchait relativement profond, au-delà de 11m d’eau… au jigging ! Oui, oui, au jigging. Non pas avec un rubberjig, non, mais avec d’authentiques petits jigs pour la mer, c’est-à-dire du plomb peint, enfin en l’occurrence métallisés ! Comme quoi l’audace paye toujours. Ils ont enfilé des perches, maillées ou non, comme des perles, et au final le scoring a fait la différence.
On a vu enfin beaucoup d’équipes pêcher et toucher quelques poissons en power au crank’ et au spinner’ sur les bordures. Il faut dire que ç’avait été le pattern gagnant l’année passée. Mais d’autres s’en sont bien sorti en grattant très finesse avec vraiment de tous petits leurres souples sur de très légères têtes plombées.
Enfin l’immense intérêt de cette manche est d’avoir permis à des équipes jusque là un peu « à la ramasse » ou nouvelles sur le circuit d’enregistrer les premiers points qui pourraient leur permettre de participer à la grande finale en novembre sur Hourtin. Mais personne n’a pu empêcher Delalande de maintenir son leadership sur le Défi Predators Est…
1) Daniel Piton / Sébastien Perrière
2) Christophe Huwarts / Patrick Ozga
3) Brendel / Gomes