Predators #20 // mars avril 2009

Sommaire



06 Informations

18 Compétitions

En direct des salons : les nouveautés

37 Abonnement

38 Carnet de voyages : Kamchatka (II),
par Yann Nabusset

43 Kezako : le nœud sans nœud par Jens Bursell

44 Jerkbaiting… light ! par Jens Bursell

52 Crash test : 4 crankbaits, par Renaud Theis

54 FariObjectif : l’ouverture aux leurres,
par Thomas Cavaillé

56 Poissons-nageurs et poissons mordeurs,
par Nicolas Migeon

62 : Garage craft à la française avec Katanalures

66 : Patterns de saison, par Renaud Theis

70 Predat’Or

76 Champagne Fish, par Erwin Adelaar

 

Edito

Dépression saisonnière

La voilà. Elle est là. La dépression saisonnière du pêcheur. Son supplice, sa torture, son agonie. La fermeture.

Et je ne parle pas des affres que traversent nos épouses, nos fiancées, nos petites amies. Le sevrage provoque des sursauts d’angoisse, d’agressivité. Certains lèvent même un peu plus le coude, on se surprend même à regarder la télé-réalité. D’autres s’isolent dans un profond mutisme, et montent des stingers à la chaîne. Avec leur index, ils font défiler sur l’écran les dernières nouveautés, un filet de bave à la commissure (si, si) ; on passe même à l’occasion un peu ses nerfs sur les forums. Le gars ne nous a rien fait, mais il nous a énervé quand même !

Bref : on s’ennuie! On se demande même comment faisaient les anciens pour attendre jusqu’à juin l’ouverture ! Car si certains patientent en gavant d’asticots un feeder, ou si d’autres ont la chance de pouvoir se faire
la main sur les truites dès mars, pour d’autres c’est un peu de pêche privée, un peu de gangsta, dans le meilleur des cas et pour les plus chanceux un peu de pêche à l’étranger, mais entre les prises, c’est long ! c’est dur ! c’est douloureux ! Et c’est même pire dans un sens d’y avoir regoûté un peu.

Sens dessus dessous

Alors on se dit qu’il faut complètement arrêter. Sport, lecture, discothèques, sites de rencontre, famille, musée, shopping, dentiste, cinéma… Tout l’éventail de ce qui nous attire à la belle saison à reculons, mais qui retrouve ici du sens –enfin le sans-ça-ça-irait-encore-plus-mal. “Ah ! c’est donc ça que font les gens qui ne connaissent pas la pêche ?”.

Alors on la maudit un peu, cette fermeture. Parfois avec raison, d’ailleurs. Ouvrir en avril pendant la repro du sandre, ou en mai après que tous les viandards du coin soient passés sur les nids de bass, c’est bien de la gestion à la française. Mais surtout, la fermeture nous permet d’éprouver ce que seraient nos vies sans la pêche. Ce grand vide laissé derrière elle. Puis le reflux de toute une société, qui vient nous submerger de ses désirs qui ne nous concernent pas, de problèmes que nous voudrions ignorer, des caprices que nous n’éprouvons pas…

Aujourd’hui pourtant, en mer, une partie des pêcheurs plaisanciers comme des professionnels voudraient instaurer une fermeture de la pêche du bar. Un repos biologique pour l’espèce. Mais sous la pression d’une partie des pêcheurs professionnels, comme de certains pêcheurs de loisir d’ailleurs, qui ne comprennent pas toujours pourquoi ils devraient se limiter, cette demande se heurte à un refus catégorique qui pourrait signifier un jour l’extinction de l’espèce.

Sans faire de grands schémas et simplement pour vous donner le ton, ceux qui pillent systématiquement les frayères de bars s’appuient depuis toujours sur une étude de l’IFREMER tendant à démontrer que le bar ne serait pas surexploité. Une hérésie dont chaque usager de la mer peut prendre conscience, mais que défend mordicus l’organisme public. Enfin jusqu’à ce que les professionnels remettent eux-mêmes fortement en question l’étude, dont des bruits de couloir nous apprennent qu’elle n’aurait pas été réalisée avec le soin approprié…

Aujourd’hui, les pêcheurs en mer ont donc besoin de votre aide dans leur combat pour l’obtention d’une fermeture générale des pêches du bar. Une simple signature. Alors rendez-vous page 61 pour apporter votre pierre à l’édifice. Faites signer chacune de vos connaissances, votre concierge, votre famille, votre patron, votre employé, votre maîtresse et celle de vos enfants.

Et puis, ça vous fera quelque chose à faire en attendant… l’ouverture !

Numa Marengo, predator en chef

 

Extraits

Jerkbaiting… light ! L’adrénaline à juste dose

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Dans mon pays comme dans beaucoup de pays scandinaves, le bigbaiting, en particulier avec de gros jerkbaits, est la pêche de monsieur tout le monde. Mais il faut l’avouer, pas mal de pêcheurs, dont je suis, sont parfois fatigués des cannes lourdes et des moulinets grande contenance, qui font finalement davantage penser à de la pêche au gros qu’à de la pêche en eau douce ! C’est pourquoi j’ai décidé de couper la poire en deux, en continuant à pêcher bigbait, mais avec plus de fun et moins de lourdeur… Lire la suite

 
Sébile Crankster, 13 Euros

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Le Crankster est bien le modèle le plus original de notre test. La marque Sébile nous a maintenant habituée à sortir des sentiers battus en terme de design de leurres. Tout dans l’aspect ventru du leurre, de sa bavette comme suspendue devant lui le font sortir du lot. Lire la suite

 
Katanalures : Un garage bien de chez nous

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Aux US principalement, les sociétés artisanales, de custom, de peinture ou de fabrication de leurres sont si nombreuses qu’il est presque impossible de les recenser. C’est en permanence une émulsion comparable aux start-up de la grande spéculation Internet, à la différence que cette activité est plus ancienne et plus durable. Mais en France, on ne trouve quasiment pas de sociétés garage craft. Katanalures est donc une exception dans le paysage… Lire la suite

 

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